vendredi 21 décembre 2007

PS: EXCLUSIONS MASSIVES

Observateur de la politique française en général et de la vie politique niçoise en particulier, j’ai, comme beaucoup d’entre vous sans doute, remarqué que le parti socialiste était cliniquement mort.
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Une fois l’exercice présidentiel de Nicolas Sarkozy commencé, la Gauche s’est trouvée réduite à émettre quelques protestations inaudibles. La raclée des présidentielles n’a visiblement pas fait changer la façon de faire du Parti Socialiste, bien au contraire…
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Avant de donner mon avis sur la question, je voudrais, sans prétention, me livrer a une petite analyse politique sur les raisons de la décadence de la gauche, car il s’agit bien là, d’une décadence. Le terrain n’avait jamais été aussi propice pour reconquérir le pouvoir en 2007.
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Le mauvais bilan de Jacques Chirac et de son gouvernement. En face, le candidat Nicolas Sarkozy, le meilleur ennemi possible, celui qui incarne tout ce que la gauche s’efforce de combattre. Finalement, c’est une volée de bois bien vert qui a été au rendez-vous!
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Les trois causes majeures à cette sérieuse déculottée:
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Un programme politique mal ficelé, imprécis, et, par dessus tout, très mal médiatisé par la faute d’un parti dissocié d’une communication désastreuse. Parce que, pourrait-on objecter, le programme de Sarkozy n’est pas forcément meilleur.
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Un manque de cohésion au sein du parti, dont la pathétique histoire Hollande-Royal est le juste reflet. La faute aux éléphants, qui voulait la peau de la jeune et blanche colombe, à tout prix! La troisième raison de la gauche dégringolade est, à mon avis, la plus importante. Le Parti Socialiste n’a tout simplement pas su se renouveler, renouveler ses idées.
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Alors, faut-il tirer un trait sur plus d’un siècle de lutte sociale, et laisser se déliter le parti socialiste, et la gauche de manière plus globale? Le Parti Socialiste doit très rapidement se moderniser, s’il veut avoir une chance en 2012 face à une droite, de plus en plus à l’aise dans le smoking de la mondialisation.
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Cette droite se permet même de recruter des éléments (pas forcément les meilleurs d’ailleurs) à gauche. La politique des rois…, « Diviser pour mieux régner ».
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Les instances pachydermiques fossilisées du parti socialiste ont du souci à se faire.
Une remise en question totale, afin de ne pas démarrer les futures campagnes électorales avec les mêmes. Ces hommes aigris, despotes, manipulateurs sans idées et sans lignes directrices. Ceux qui ont été battus maintes et maintes fois dans tels ou tels cantons, dans telles ou telles circonscriptions. Il faut que les instances du Parti Socialiste arrêtent de s’immiscer dans les élections régionales, cantonales ou municipales, en donnant la bénédiction aux candidats qui récitent le catéchisme proche de leur courant. Et les sentences tomberont pour ceux qui ne pensent plus tout à fait comme eux, et d’exclusions en exclusions, le parti sera définitivement exsangue.
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A Solferino, on ne doit pas décider, le cul sur un fauteuil, de l’avenir d’une ville, d’une région ou d’un canton. Finalement, ne pas être investi, c’est certainement une chance !
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Cantal & Ségurano pour © Radioscopies ®

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